Questions et réponses sur le projet du Fontenil

 

Questions générales
Les travaux
Les risques
Impact environnemental
Les usagers : les pêcheurs
Les usagers : les kayakistes
Questions administratives et financières

Questions générales 

Mon terrain est arrosable. Qu’adviendra-t-il du canal ?

Les droits d’eau seront maintenus et les canaux d’irrigation seront alimentés par un débit réservé défini en concertation avec l’Association des Canaux du Fontenil.

Où sera située la prise d’eau ?

à proximité de la déchèterie, en aval des frayères qui ainsi ne seront pas perturbées par le projet.

Les travaux 

Combien de temps dureront les travaux et quel en sera l’impact sur la Durance?

Les travaux dureront environ une année. La réalisation de la prise d’eau et la pose de la conduite d’amenée perturberont le cours d’eau, une déviation provisoire sur une courte distance sera certainement nécessaire. Néanmoins, le phasage de ces opérations prendra en compte la nécessité de préserver les différents usages de l’eau (canaux, pêche, sports d’eau vive).

Quelle sera l’incidence sur la circulation de ce chantier et de la future exploitation de la centrale ? Ne va-t-il pas y avoir de dégradation de la route ?

Pendant les travaux, des engins seront amenés à utiliser le chemin des Bayles pour accéder au site et transporter les matériaux. Un constat de l’état de la chaussée sera fait avant les travaux et une remise en état au moins équivalente devra être réalisée en fin de chantier.
Des visites hebdomadaires seront ensuite réalisées par les agents d’EDSB pour la surveillance de l’usine, entièrement automatisée, qui ne nécessitera pas de présence permanente de personnel.

Combien de création d’emplois pendant et après les travaux ?

Ce projet, qui représente un volume de travaux d’environ 3 millions d’euros, fera appel nécessairement à des entreprises locales.

Les risques 

La rupture éventuelle du barrage ou de la conduite ne feront-il pas augmenter les risques d’inondation ? Que se passera-t-il en cas de crue sur la Durance ? La conduite ne risque-t-elle pas d’être emmenée par la crue avec risque de colmatage et d’inondation du hameau comme à Ceillac il y a quelques années ?

En cas de crue, l’ouvrage ne doit pas créer un risque supplémentaire pour les riverains situés à l’aval. L’étude de la prise d’eau prendra en compte ce risque afin qu’elle puisse supporter une crue tout en permettant un écoulement satisfaisant des matériaux liquides et solides. L’enfouissement de la conduite d’amenée doit éviter tout risque d’affouillement, y compris en cas de crue.

L’impact environnemental 

Avec quel type de ligne l’électricité produite va-t-elle être évacuée ? le projet peut-il permettre la mise en souterrain de la ligne qui traverse actuellement le hameau ?

L’usine sera raccordée sur la ligne aérienne existante située à proximité. L’étude mettra en évidence si un renforcement de cette ligne et son éventuel passage en souterrain est nécessaire.

Où sera située la future centrale ? Quelles sont les mesures prises pour éviter les nuisances sonores ?

L’emplacement de l’usine est prévu en rive gauche sur un terrain communal à 100 m en amont de la première maison. L’étude du bâtiment comprend une isolation phonique afin d’éviter toute nuisance sonore pour les habitants du Fontenil.

Quelle sera la taille et l’architecture de l’usine ?

Le bâtiment de l’usine présentera une surface au sol d’environ 100 m2. Son architecture s’inspirera du style de construction local. À titre d’exemple, l’usine du Randon s’inspirait du style d’un chalet d’alpage (voir photo).

Les usagers : les pêcheurs 

Quelle sera l’incidence du projet sur le débit de la rivière dans ce secteur apprécié par les pêcheurs ?

Le débit de la Durance ne sera pas modifié dans la traversée du hameau du Fontenil.
Sur le tronçon court-circuité (850m entre la prise d’eau et l’usine), un débit réservé minimum sera garanti pour permettre la préservation du milieu naturel. La prise d’eau sera équipée d’une passe à poissons permettant la montaison et la dévalaison des truites.

Le projet parle de respect des autres usages de l’eau ? y a-t-il une concertation engagée sur ce sujet ?

Depuis l’envoi du courrier d’information aux habitants du Fontenil et de la Vachette le 9 octobre 2007, EDSB a commencé la concertation avec les représentants locaux des différentes fédérations ou associations. La Fédération Départementale de Pêche et la société locale ont été rencontrées le 15 novembre et la Fédération Départementale de Kayak le 21 novembre 2007.

Quels sont les souhaits exprimés par les pêcheurs ?

Le souci principal des pécheurs est que le projet permette la libre circulation des poissons pour la dévalaison comme la montaison. La conception de la prise d’eau (le barrage) doit prévoir une passe à poisson répondant à ce souci. Un seuil (hauteur du barrage) le plus bas possible sera également un élément facilitant la libre circulation des poissons.
Le débit réservé (quantité d’eau laissé en permanence en Durance) est un élément important pour conserver de bonnes conditions d’habitat et de vie des poissons sur le tronçon court-circuité. La pose d’une échelle graduée sur la prise d’eau permettra de visualiser en permanence le bon niveau du débit réservé et le respect par l’exploitant de ses obligations.

Quels sera l’impact des travaux sur la pêche ?

Les travaux dureront environ une année. Ils n’affecteront pas le cours d’eau pendant la période de fraie du poisson, c'est-à-dire de fin septembre à mi-mars. A contrario, les quelques phases de travaux qui auront une influence sur le lit de la rivière auront nécessairement lieu pendant la saison de pèche.

Les usagers : les kayakistes 

Comment la fédération départementale de kayak perçoit-elle ce projet ?

Le tronçon de la Durance en aval du Malafosse jouit d’une réputation internationale et d’un niveau de difficulté recherché par les passionnés. Il est donc indispensable que le projet prenne en compte l’activité kayak sur ce tronçon.

Ou va se trouver le barrage et pourra-t-il être franchi par les kayaks ?

La prise d’eau se trouvera entre 2 profils de technicité très différents : facile à l’amont et très technique à l’aval, à partir de la confluence du Malafosse. L’aménagement d’un accès débarquement/embarquement avec un chemin de contournement est envisageable au niveau de la prise d’eau.

Quand la pratique du kayak sera-t-elle possible en aval du barrage ?

En période de forte hydraulicité (printemps/automne) le débit de la Durance sera suffisant pour permettre à la fois le prélèvement d’un débit dérivé pour alimenter l’usine et la pratique du kayak..
Pour les autres périodes, ou les déverses seront plus faibles, le seul débit réservé (maintenu en Durance sur tout le parcours) sera insuffisant. Une réflexion est engagée entre EDSB et la fédération départementale de kayak sur les compromis à trouver pour élargir la période de pratique du kayak. La-aussi, l’intérêt d’une concertation en amont du projet est de rechercher des solutions qui peuvent conduire à ajuster certaines options du projet.

Questions administratives et financières 

Y aura-t-il des incidences sur les impôts ?

Le projet sera intégralement financé par EDSB. Les collectivités (Briançon, Val des Prés, Communauté de communes) bénéficieront par contre de retombées économiques sous forme de taxes et de redevances versées annuellement par EDSB.

Pourquoi maintenant et avoir tant attendu ?

Le potentiel hydroélectrique de ce tronçon est effectivement connu depuis longtemps. Le contexte actuel d’incitation au développement des énergies renouvelables est favorable à la relance de ce projet qui n’a jusqu’à maintenant jamais dépassé le stade des autorisations administratives. Il ne faudra pas pour autant négliger les impacts environnementaux dans ce secteur sensible de la Durance, l’objectif d’EDSB étant de démontrer qu’il peut y avoir compatibilité entre préservation de l’environnement et production hydroélectrique.

Droit de turbinage pour combien de temps ? Quelle est la durée de vie d’un tel ouvrage ?

L’autorisation d’exploiter une chute est généralement délivrée pour 30 ans par le Préfet. La conception des ouvrages prévoit une durée de vie supérieure à l’autorisation d’exploiter, qui peut d’ailleurs être renouvelée pour une période équivalente. La puissance électrique produite sera d’environ 1700 kW pour une production annuelle estimée à 9 millions de kWh, soit environ 3 fois la consommation des hameaux du Fontenil et de la Vachette.

Plus de détails sur l'histoire de ce projet, ici.