
Le site de la future prise d'eau

La prise d'eau (vue d'artiste)
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Simulation de la passerelle sur la Durance

La microcentrale

Intégration paysagère

Le torrent de Malafosse, à traverser
Questions générales
Les travaux
Les risques
Impact environnemental
Les usagers : les pêcheurs
Les usagers : les kayakistes
Questions administratives et financières
Les droits d’eau seront maintenus et les canaux d’irrigation seront alimentés par un débit réservé défini en concertation avec l’Association des Canaux du Fontenil.
À proximité de la déchèterie, en aval des frayères qui ainsi ne seront pas perturbées par le projet.
Les travaux dureront environ une année. La réalisation de la prise d’eau et la pose de la conduite d’amenée perturberont le cours d’eau, une déviation provisoire sur une courte distance sera certainement nécessaire. Néanmoins, le phasage de ces opérations prendra en compte la nécessité de préserver les différents usages de l’eau (canaux, pêche, sports d’eau vive).
Pendant les travaux, des engins seront amenés à utiliser
le chemin des Bayles pour accéder au site et transporter les matériaux.
Un constat de l’état de la chaussée sera fait avant
les travaux et une remise en état au moins équivalente devra
être réalisée en fin de chantier.
Des visites hebdomadaires seront ensuite réalisées par les
agents d’EDSB pour la surveillance de l’usine, entièrement
automatisée, qui ne nécessitera pas de présence permanente
de personnel.
Ce projet, qui représente un volume de travaux d’environ 3 millions d’euros, fera appel nécessairement à des entreprises locales.
En cas de crue, l’ouvrage ne doit pas créer un risque supplémentaire pour les riverains situés à l’aval. L’étude de la prise d’eau prendra en compte ce risque afin qu’elle puisse supporter une crue tout en permettant un écoulement satisfaisant des matériaux liquides et solides. L’enfouissement de la conduite d’amenée doit éviter tout risque d’affouillement, y compris en cas de crue.
L’usine sera raccordée sur la ligne aérienne existante située à proximité. L’étude mettra en évidence si un renforcement de cette ligne et son éventuel passage en souterrain est nécessaire.
L’emplacement de l’usine est prévu en rive gauche sur un terrain communal à 100 m en amont de la première maison. L’étude du bâtiment comprend une isolation phonique afin d’éviter toute nuisance sonore pour les habitants du Fontenil.
Le bâtiment de l’usine présentera une surface au sol d’environ 100 m2. Son architecture s’inspirera du style de construction local. À titre d’exemple, l’usine du Randon s’inspirait du style d’un chalet d’alpage (voir photo).
Le débit de la Durance ne sera pas modifié dans la traversée
du hameau du Fontenil.
Sur le tronçon court-circuité (850m entre la prise d’eau
et l’usine), un débit réservé minimum sera
garanti pour permettre la préservation du milieu naturel. La prise
d’eau sera équipée d’une passe à poissons
permettant la montaison et la dévalaison des truites.
Depuis l’envoi du courrier d’information aux habitants du Fontenil et de la Vachette le 9 octobre 2007, EDSB a commencé la concertation avec les représentants locaux des différentes fédérations ou associations. La Fédération Départementale de Pêche et la société locale ont été rencontrées le 15 novembre et la Fédération Départementale de Kayak le 21 novembre 2007.
Le souci principal des pécheurs est que le projet permette la
libre circulation des poissons pour la dévalaison comme la montaison.
La conception de la prise d’eau (le barrage) doit prévoir
une passe à poisson répondant à ce souci. Un seuil
(hauteur du barrage) le plus bas possible sera également un élément
facilitant la libre circulation des poissons.
Le débit réservé (quantité d’eau laissé
en permanence en Durance) est un élément important pour
conserver de bonnes conditions d’habitat et de vie des poissons
sur le tronçon court-circuité. La pose d’une échelle
graduée sur la prise d’eau permettra de visualiser en permanence
le bon niveau du débit réservé et le respect par
l’exploitant de ses obligations.
Les travaux dureront environ une année. Ils n’affecteront pas le cours d’eau pendant la période de fraie du poisson, c'est-à-dire de fin septembre à mi-mars. A contrario, les quelques phases de travaux qui auront une influence sur le lit de la rivière auront nécessairement lieu pendant la saison de pèche.
Le tronçon de la Durance en aval du Malafosse jouit d’une
réputation internationale et d’un niveau de difficulté
recherché par les passionnés. Il est donc indispensable
que le projet prenne en compte l’activité kayak sur ce tronçon.
La prise d’eau se trouvera entre 2 profils de technicité très différents : facile à l’amont et très technique à l’aval, à partir de la confluence du Malafosse. L’aménagement d’un accès débarquement/embarquement avec un chemin de contournement est envisageable au niveau de la prise d’eau.
En période de forte hydraulicité (printemps/automne) le
débit de la Durance sera suffisant pour permettre à la fois
le prélèvement d’un débit dérivé
pour alimenter l’usine et la pratique du kayak..
Pour les autres périodes, ou les déverses seront plus faibles,
le seul débit réservé (maintenu en Durance sur tout
le parcours) sera insuffisant. Une réflexion est engagée
entre EDSB et la fédération départementale de kayak
sur les compromis à trouver pour élargir la période
de pratique du kayak. La-aussi, l’intérêt d’une
concertation en amont du projet est de rechercher des solutions qui peuvent
conduire à ajuster certaines options du projet.
Le projet sera intégralement financé par EDSB. Les collectivités (Briançon, Val des Prés, Communauté de communes) bénéficieront par contre de retombées économiques sous forme de taxes et de redevances versées annuellement par EDSB.
Le potentiel hydroélectrique de ce tronçon est effectivement connu depuis longtemps. Le contexte actuel d’incitation au développement des énergies renouvelables est favorable à la relance de ce projet qui n’a jusqu’à maintenant jamais dépassé le stade des autorisations administratives. Il ne faudra pas pour autant négliger les impacts environnementaux dans ce secteur sensible de la Durance, l’objectif d’EDSB étant de démontrer qu’il peut y avoir compatibilité entre préservation de l’environnement et production hydroélectrique.
L’autorisation d’exploiter une chute est généralement délivrée pour 30 ans par le Préfet. La conception des ouvrages prévoit une durée de vie supérieure à l’autorisation d’exploiter, qui peut d’ailleurs être renouvelée pour une période équivalente. La puissance électrique produite sera d’environ 1700 kW pour une production annuelle estimée à 9 millions de kWh, soit environ 3 fois la consommation des hameaux du Fontenil et de la Vachette.
Plus de détails sur l'histoire de ce projet, ici.