La production à EDSB : l'aménagement de la Schappe

EDSB produit de l’électricité d’origine hydraulique à partir du barrage de Pont Baldy et des micro-centrales de la Schappe, du Randon et du Fontenil. Ces quatre ouvrages vous sont présentés ici, l'ouvrage de la Schappe sur cette page, le barrage de Pont-Baldy ici, l'aménagement du Randon et celui du Fontenil ici.

L’aménagement de la Schappe

La micro-centrale de la Schappe (6 millions de kWh/an) fonctionne « au fil de l’eau » c'est-à-dire sans retenue, à l'inverse de la centrale de Pont-Baldy. L’énergie produite à un instant donné dépend donc directement du débit de la Durance.

Situation

Cet aménagement dérive les eaux de la Durance au hameau du Fontenil à 1 km à l’est de Briançon. Celles-ci alimentent par une galerie un complexe hydro-électrique situé dans le Parc Municipal de la Schappe à Briançon Sainte-Catherine.

Vue panoramique de la Centrale de Roche Percée

Historique

La turbine de 1920
La turbine de 1920.

Jusqu’en 1920, la SIS (Société Industrielle de la Schappe) utilisait, pour actionner la machinerie nécessaire au traitement des cocons et à l’élaboration de la soie, l’énergie hydromécanique. Un moteur hydraulique entraînait tous les mécanismes par des courroies de transmission.

La nouvelle ère industrielle incita l’abandon de ce système et son remplacement par des moteurs électriques, d’où l’idée d’utiliser les eaux de la Durance pour créer l’énergie nécessaire à cette restructuration industrielle. L’application déboucha sur la mise en service de la Centrale de Roche Percée en 1920 et de celle de peignage en 1922, cette dernière reprenant l’eau turbinée à Roche Percée.

Après cette fermeture de la soierie, la SIS continua d’exploiter ces deux centrales jusqu’en 1966. Cette année-là, la Régie électrique du Briançonnais (REB) racheta les ouvrages pour son propre compte. Elle assura la pérennité de l’ouvrage en marquant son souci de conservation d’un patrimoine industriel.

Ainsi la rénovation entreprise en 1987 (7 mois de travaux) a été une heureuse alliance de l’ancien et du moderne avec le montage d’un groupe et de son environnement technologique neuf tout en sauvegardant l’un des groupes datant de 1920 qui fonctionnait encore.

Dérivation des eaux

Par une piste latérale en Durance, elle est du type par « en-dessus » avec dégrillage semi-automatique. Le barrage permettant une petite retenue d’eau est constitué d’un déversoir, d’une vanne plate de chasse et d’une vanne principale d’évacuation des fortes crues. Ces vannes à commande électrique datent de 1987. Le génie civil de l’ouvrage est réalisé en pierres jointoyées. Une passe à poissons, rénovée en 1988, permet le transit de la faune aquatique.

Quelques chiffres

  • côte du déversoir : 1255,20 NGF
  • vanne de chasse : 1 / 2,80 m
  • vanne principale : 6 / 2,80 m
  • module de la Durance : 5,60 m3/s
  • débit maxi dérivé : 3,50 m3/s
  • débit réservé : du 1/6 au 30/9 : 720 l/s, et du 1/10 au 31/5 : 576 l/s.

L'amenée d'eau

Par galerie de type « fer à cheval » de 1,70 m de haut et de 1,40 m de large, et de longueur 1200 m, elle amène l’eau par écoulement gravitaire (sans charge) jusqu’à une chambre d’eau monumentale (2500 m3) creusée dans le rocher, pratiquement au droit de la Centrale de Roche Percée.

Elle est équipée de deux déversoirs de décharge, d’une tête de conduite et d’une vanne de sécurité de la conduite forcée (fonctionnement automatique).
La conduite forcée enterrée sur tout son parcours (100 m) est en béton de très bonne qualité malgré son ancienneté (1919).

Les centrales

1. Roche Percée

  • débit équipé : 4,00 m3/s
  • mise en charge : 1252,47 NGF
  • restitution : 1221,2 2NGF
  • chute brute : 31,25 m
  • productibilité : 6 000 000 kWh/an

équipement groupe neuf :

  • un groupe vertical Francis Neyrpic – V = 600 tours/mn.
  • un alternateur Alsthom de 1300 kVA– 5,5 kV.
  • un tableau HTA Merlin Guérin, type Vercors M6.
  • un tableau BT de contrôle et d’automatisme.

Cette centrale, entièrement automatisée, est télésurveillée depuis la Centrale de Pont-Baldy.

Ancien Groupe :

  • un groupe Francis horizontal Bouvier.
  • un alternateur Schneider 400 kVA - 5,5 kV, associé à une dynamo d’excitation.
  • un tableau HTA et BT en marbre avec appareillage au complet.

2. Le Peignage

L’eau restituée par la centrale de Roche Percée est partiellement canalisée par un ouvrage à ciel ouvert, puis par une conduite et une galerie jusqu’à une chambre de mise en charge alimentant la petite centrale du Peignage. Ce groupe a fonctionné de 1922 à 2008 avec une turbine Francis double Neyret-Bélier-Pictard-Pictet accouplée à un alternateur de 252 kVA.

  • débit équipé : 1,60 m3/s
  • mise en charge : 1220,22 NGF
  • restitution : 1209,00 NGF
  • chute brute : 11,22 m
  • productibilité : 700 000 kWh/an.

Début 2008, l'exploitation de la Centrale du Peignage a cessé (voir à ce sujet la page réservée à cet événement).

Maintenance

Toutes les opérations de maintenance ou de dépannage sont réalisées par les techniciens d’EDSB, sauf celles nécessitant des moyens lourds.

L'ouvrage de la Schappe en images

La retenue du Fontenil
La retenue du Fontenil

La passe à poissons
La passe à poissons de la retenue du Fontenil

La passe à kayak
La passe à kayak

La passe à kayak et la passe à poissons
La passe à kayak, et, derrière, la passe à poissons.
Sous la passe à kayak se déverse le "débit réservé".

Le dégrilleur
Le dégrilleur de la retenue de Fontenil

 La turbine de la Roche Percée
La turbine de la Roche Percée

Documentation

Télécharger notre dépliant sur la centrale de la Schappe : (pdf, 524 Ko).