EDSB produit de l’électricité d’origine hydraulique à partir du barrage de Pont Baldy et des micro-centrales de la Schappe et du Randon.
Ces trois ouvrages sous sont présentés ici, l'ouvrage du Randon ci-contre, le barrage de Pont-Baldy ici, et l'aménagement de la Schappe là.

La retenue du Randon

La passe à poissons de la retenue du Randon

L'une des turbines du Randon

Le couplage des deux turbines du Randon

Le tableau de commandes du Randon
La micro-centrale du Randon (12 millions de kWh/an) fonctionne, comme celle de la Schappe, « au fil de l’eau » c'est-à-dire sans retenue, à l'inverse de la centrale de Pont-Baldy. L’énergie produite à un instant donné dépend donc directement du débit de la Cerveyrette.
Du type « au fil de l’eau », cet aménagement dérive les eaux de la Cerveyrette, à l’aval du village de Cervières à l’altitude 1572 NGF. Celles-ci sont restituées après un parcours de plus de 4 km et turbinées à 300 m environ de la langue terminale de la retenue de Pont-Baldy.
De nombreux projets ont été étudiés pour utiliser les eaux de la Cerveyrette dans ce secteur. Le plus ancien remonte à 1920. Il prévoyait, après 294 m de chute, de turbiner à l’emplacement du barrage actuel de Pont-Baldy. Tous ont échoué face aux difficultés naturelles de mise en œuvre de la conduite forcée ou devant les difficultés techniques que représentait la perforation d’une galerie dans la roche de mauvaise qualité.
Dans les années 1970, quelques promoteurs firent des propositions de réalisation pour leur propre compte sans qu’une suite ne soit donnée.
En 1981 la volonté briançonnaise s’exprimait pour la création d’un SIVU (Syndicat Intercommunal à Vocation Unique) entre les Communes de Briançon et de Cervières. Le 20 décembre 1984, le groupe était couplé au réseau.
Le 1er juillet 2009, la microcentrale du Randon est louée à EDSB par le SIVU Briançon Cervières, pour une durée de 14 ans.
Du type « par en dessous latérale », la prise d’eau est contournée par une passe à poissons permettant le transit de la faune aquatique. Du piége constitué par les grilles, l’eau s’écoule ensuite vers un désableur permettant l’alimentation d’un réservoir de stockage faisant office de chambre de mise en charge ou assurant éventuellement le travail par éclusées lors des très basses eaux.
Par une conduite forcée en acier de Ø 800 mm et d’une
longueur de 4 200 m, entièrement enterrée le long du lit
de la Cerveyrette. On note qu’aujourd’hui, l’impact
paysager n’est plus visible, la végétation naturelle
ayant repris ses droits.
Au lieu-dit l’Orphe, un piquage sur la conduite forcée permet
la réalimentation, dans de bonnes conditions, du canal agricole
des Reymondières.
ÉQUIPEMENT
Toutes les opérations de maintenance ou de dépannage sont réalisées par les techniciens d’EDSB, sauf celles nécessitant des moyens lourds.
Cet aménagement est propriété du Syndicat Intercommunal à Vocation Unique de Briançon-Cervières. Il est géré et exploité par le personnel d’EDSB.
Voir aussi :
> l'ouvrage de la Schappe.
> l'ouvrage de Pont Baldy.