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Sommaire

Le Conseil d’État confirme le principe des tarifs réglementés d’électricité  (juillet 2018)
EDSB continue à moderniser son réseau  (juillet 2018)
Une fin de printemps très favorable !  (juin 2018)
Deuxième phase de la rénovation de Pont Baldy  (juin 2018)
La production hydroélectrique du débit réservé du barrage de Pont Baldy a repris  (mai 2018)
Les évolutions normatives du secteur de l'électricité  (avril 2018)
Sécurité électrique lors du terrassement  (avril 2018)
Le gestionnaire de réseau de distribution (GRD)  (mars 2018)
Hydraulique : les années se suivent mais ne se ressemblent pas…  (mars 2018)
Record de consommation électrique à EDSB !  (mars 2018)
BBE, les travaux ont repris…  (février 2018)
Début des études hydrobiologiques sur le Fontenil  (février 2018)
Rénovation du contrôle commande de l’usine hydroélectrique de Pont Baldy  (février 2018)
EDSB organise le Challenge Curral à Montgenèvre  (janvier 2018)
Mise en service de la centrale de Cervières  (janvier 2018)
2018 : Meilleurs vœux à tous !  (janvier 2018)

 

 

Le Conseil d’État confirme le principe des tarifs réglementés d’électricité (juillet 2018)

La façade du Conseil d'État (© Conseil d'État/Dircom)
La façade du Conseil d'État (© Conseil d'État/Dircom).

Par une décision qui date du 27 juillet 2017, le ministre de la transition écologique et solidaire et le ministre de l’économie et des finances ont fixé les tarifs réglementés de vente de l’électricité à compter du 1er août 2017. La société ENGIE et l’Association nationale des opérateurs détaillants en énergie (ANODE) ont demandé au Conseil d’État d’annuler cette décision.

Le 18 mai 2018, le Conseil d’État a rendu une décision en admettant la légalité des tarifs réglementés de vente (TRV) d’électricité tout en annulant les tarifs adoptés. Le Conseil d’État admet dans son principe l’existence de tarifs réglementés de vente de l’électricité, mais annule la décision attaquée en tant qu’elle est applicable à tous les consommateurs finals, domestiques et non domestiques, pour leurs sites souscrivant une puissance inférieure ou égale à 36 kilovoltampères.

Les tarifs réglementés d’électricité

Les TRV d’électricité ont été supprimés le 1er janvier 2016 pour les sites disposant d’une puissance souscrite supérieure à 36 kVA, ex-tarifs dits « jaune » et « vert » qui concernaient les consommateurs finals domestiques et non domestiques.

Depuis cette date, seule existe la catégorie des tarifs dits « bleu » qui concernent les sites de puissance inférieure ou égale à 36 kVA. Ces tarifs concernent environ 26,5 millions de ménages français (consommateurs domestiques) ainsi que 3,4 millions de professionnels (consommateurs non domestiques). Ces TRV sont commercialisés exclusivement par les fournisseurs historiques : EDF, et, dans leur zone de desserte, les 152 entreprises locales de distribution (ELD) dont EDSB. Ces TRV de l’électricité sont élaborés par la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) et approuvés par décision ministérielle, au moins une fois par an.

Le recours formé par ENGIE et l’ANODE devant le Conseil d’État

La société ENGIE et l’Association nationale des opérateurs détaillants en énergie (ANODE), qui regroupe plusieurs fournisseurs d’électricité, ont demandé au Conseil d’État d’annuler la décision du 27 juillet 2017 par laquelle l’État avait fixé les TRV de l’électricité à compter du 1er août 2017. Les requérants faisaient valoir que l’existence même de TRV d’électricité constituait une entrave à la réalisation d’un marché concurrentiel contraire aux principes du droit européen.

La décision du Conseil d’Etat du 18 mai 2018

Lors de l’audience, la rapporteure publique avait conclu que le dispositif général et national des TRV d’électricité constituait effectivement une entrave à la réalisation du marché concurrentiel de l’électricité quand bien même les TRV contribuaient, selon elle, à la stabilité du prix de vente de l’électricité pour le consommateur. Elle avait ainsi proposé l’annulation de la décision du 27 juillet 2017.

Fait assez rare, le Conseil d’État n’a pas intégralement suivi les conclusions de sa rapporteure publique. Le juge a validé le raisonnement de l’État tenant à l’existence d’un motif d’intérêt général, en relevant que les TRV permettent une stabilité des prix dans un contexte de volatilité des prix de marché et que l’électricité était une énergie non substituable constituant un bien de première nécessité. Le Conseil d’État juge que l’objectif de stabilité des prix ne pourrait être atteint par une intervention étatique moins contraignante qu’une régulation générale du prix de vente au détail de l’électricité. La forte volatilité qui caractérise le marché de l’électricité est en effet due à des facteurs multiples et difficiles à anticiper, et elle est susceptible de se répercuter à tout moment sur les prix du marché de détail. En outre, les offres à prix fixe sur deux ou trois ans qui sont proposées aux consommateurs sont le plus souvent indexées sur les tarifs réglementés, qui permettent d’offrir une visibilité de long terme. Dans ces conditions, la suppression des tarifs réglementés risquerait d’entraîner une volatilité des prix qui ne pourrait être encadrée de manière appropriée par des mesures temporaires.

Enfin, le Conseil d’État estime que l’obligation d’assurer la fourniture d’électricité aux clients bénéficiaires des tarifs réglementés de vente, mise à la charge d’EDF et, dans leur zone de desserte, des entreprises locales de distribution comme EDSB, est précisément définie par le code de l’énergie, transparente et contrôlable. Il relève que cette réglementation ne peut être regardée comme discriminatoire dès lors que les fournisseurs alternatifs d’électricité sont libres de proposer les prix de leur choix et peuvent en conséquence proposer à leurs clients des tarifs alignés sur les tarifs réglementés de vente. Il estime que cette réglementation assure en outre l’égal accès des entreprises d’électricité aux consommateurs puisque ces derniers peuvent opter à tout moment et sans frais pour une offre de marché.

En revanche le Conseil d’État a jugé que l’absence de distinction entre les professionnels ayant une faible consommation d’électricité, tels que les artisans, commerçants et professions libérales, et les sites non résidentiels appartenant à des « grandes entreprises », va au-delà de ce qui est nécessaire pour atteindre l’objectif d’intérêt économique général poursuivi.

En conclusion, le Conseil d’État a admis dans son principe l’existence de tarifs réglementés de vente de l’électricité, mais a annulé la décision attaquée en tant qu’elle est applicable à tous les consommateurs finals, domestiques et non domestiques, sans distinction et sans limitation de durée, pour leurs sites souscrivant une puissance inférieure ou égale à 36 kilovoltampères.

L’impact de l’arrêt du Conseil d’État

En l’état, par sa décision le Conseil d’État n’a donc pas fait disparaître les TRV d’électricité. Cette annulation de la seule décision du 27 juillet 2017 ne donnera pas lieu à régularisation.

Une modification des textes législatifs et réglementaires relatifs aux TRV d’électricité devra toutefois être envisagée afin que ces derniers distinguent parmi les consommateurs professionnels ceux qui relèvent ou non de « grandes entreprises ». Le Législateur devra donc se saisir de la question des conditions d’application des TRV d’électricité à l’avenir.

Enfin, sur les recommandations explicites de la Commission européenne, le 4ème Paquet Énergie, actuellement en discussion au niveau européen, prévoit en filigrane la fin des TRV d’électricité comme pour le gaz. Ces directives sont fortement attendues pour préfigurer les TRV d’électricité de demain.

 

 

EDSB continue à moderniser son réseau  (juin 2018)

En 2018, EDSB continue à moderniser et à améliorer son réseau électrique. Pour cela le service Technique installe des tores dans ses postes pour piéger les défauts et motorise les cellules HTA pour un meilleur repérage des défauts. Tout ceci est rapatrié en temps réel au poste de téléconduite. Cette démarche répond à des enjeux de sécurité et de qualité de fourniture.

Cette année le poste HTA/BT de Chamandrin à Briançon a été équipé au mois de juin de nouvelles cellules (voir photos ci-jointes) et son réseau aérien a été amélioré (modifications et mise en place de parafoudres). Cet automne une armoire HTA 3 directions sera installée entre Villard Meyer, Bouchier et Serre des Fourches. D’autres postes seront motorisés et télécommandés : Blanchard, Grangettes, Artaillaud et 3ème âge.

Dépose des ponts pour consignation du tronçon.
Dépose des ponts pour consignation du tronçon
Dépose des ponts pour consignation du tronçon.
Dépose des ponts pour consignation du tronçon
Identification du câble par technique de picoup.
Identification du câble par technique de picoup
Installation du picoup.
Installation du picoup.
Démontage des cellules anciennes du poste de Chamandrin.
Démontage des cellules anciennes du poste de Chamandrin.
Extractions des cellules anciennes.
Extractions des cellules anciennes.
Installations des cellules neuves.
Installations des cellules neuves.
Reprise de la remontée aérosouterraine et mise en place des parafoudres.
Reprise de la remontée aérosouterraine et mise en place des parafoudres.

 

 

Une fin de printemps très favorable !  (juin 2018)

Le 3 mai dernier, EDSB publiait sur sa page Facebook le post suivant :
« La fonte des neiges, enfin !
Avec l'arrivée des températures printanière, la fonte des neiges a commencé. Les débits d'eau actuels permettent de turbiner à pleine puissance sur les usines gérées par EDSB. À titre d’exemple, la Durance délivre actuellement environ 3200 kW d'électricité renouvelable qui sont injectés sur le réseau de distribution d’électricité »
.

Le 8 mai, nous récidivions avec ce message : « La fonte des neiges s’accentue, le barrage de Pont Baldy déverse depuis dimanche 6 mai. »

Tout cela mérite quelques explications : l’hiver 2017-2018 a été particulièrement neigeux et relativement froid. Les premières neiges de décembre sont arrivées après une période de sécheresse depuis le mois d’aout précédent. Cela s’est traduit pour nos installations par une production plus faible que d’ordinaire pendant l’hiver.

Au printemps, deux scénarios étaient alors possibles : redoux généralisé, la neige fond d’un coup et entraine des crues qui ne permettent pas d’exploiter tout le potentiel hydraulique sur nos barrages au fil de l’eau et donc encore une moindre production.

L’autre scénario, une fonte plutôt lente et régulière, accompagnée de températures assez fraiches. Dans ce cas de figure, l’eau arrive en quantité importantes mais « gérables » sur nos installations qui fonctionnent à plein régime.

C’est le scénario qui se déroule sous nos yeux actuellement. À titre de comparaison, le barrage de Pont Baldy est en déverse en moyenne 30 jours par an, et cette année, la déverse a commencé le 6 mai pour se terminer le 24 juin soit 50 jours, un bon signe pour la production d’électricité d’origine hydraulique.

À la différence de beaucoup de mois de mai, nous avons ainsi pu fournir à nos clients de Briançon et Saint Martin de Queyrières, « au tarif réglementé de vente », 99, 2% d’énergie renouvelable, produite dans nos installations, alors que les consommations ont été élevées en raison d’une fraicheur… persistante.

Et ce n’est pas fini. Traditionnellement, c’est en juin que notre couverture des besoins par la production hydroélectrique est la plus élevée (jusqu’à 132% l’an dernier). Nous verrons si 2018 tient ses promesses !

La retenue de la centrale du Fontenil en déverse.
La retenue de la centrale du Fontenil en déverse.
La retenue de la centrale de Roche Percée en déverse
La retenue de la centrale de Roche Percée en déverse

 

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter nos statistiques ici : http://www.edsb.fr/prod_et_conso.html

 

 

Deuxième phase de la rénovation de Pont Baldy  (juin 2018)

La deuxième phase de la rénovation de l’usine de Pont Baldy concernait le groupe de production Pelton. L’objectif était de l’automatiser entièrement et de procéder à une rénovation mécanique.

Pour l’automatisation, il a fallu installer des capteurs de fin de course, de pression, de température, de vitesse. Toutes les informations des capteurs sont regroupées dans une nouvelle armoire électrique et raccordées sur un automate programmable industriel.

Celui-ci permet de réaliser des démarrages et arrêts en automatique sur ordre des exploitants. Un système de supervision permet de visualiser l’ensemble des informations des capteurs, d’envoyer des commandes, consulter des historiques.

Pour la partie mécanique, la vanne de pied a été rénovée, la vanne by-pass remplacée, une nouvelle centrale hydraulique a été installée et la commande du pointeau s’effectue désormais par un vérin.

Après 3 jours d’essai le groupe Pelton a été remis en service le 30 avril.

Le nouvel automate.
Le nouvel automate.
La nouvelle centrale hydraulique.
La nouvelle centrale hydraulique.
Groupe Pelton après la rénovation.
Groupe Pelton après la rénovation.

 

 

La production hydroélectrique du débit réservé du barrage de Pont Baldy a repris (mai 2018)

Le débit réservé du barrage de Pont-Baldy est à nouveau turbiné depuis le 24 avril 2018.
Le débit réservé du barrage de Pont-Baldy est
à nouveau turbiné depuis le 24 avril 2018.

Le « débit réservé » est la fraction du débit d’un cours d’eau qui ne doit pas être interrompu afin de maintenir, en aval, un débit permettant à l’écosystème de fonctionner. Faisant suite à la loi LEMA, le débit réservé du barrage de Pont Baldy est passé le 1er janvier 2014 de 66 l/s à 265 l/s (passage du 1/40e du module du torrent de la Cerveyrette, au 1/10e).

Cette augmentation de débit réservé a engendré une perte de productible pour l’usine principale de 1 752 000 kWh (soit la consommation annuelle d’environ 374 foyers de 2,3 habitants). Pour limiter cette perte il a été décidé de turbiner le complément de débit réservé, soit environ 200 litres par seconde.

Par arrêté préfectoral du 21 mars 2013, EDSB a été autorisée à turbiner le complément de débit réservé du barrage de Pont Baldy, 199 l/s, en sortie des gorges de la Cerveyrette, environ 110 m à l’aval du Barrage. EDSB a ainsi construit et mis en service le 18 novembre 2015, avec les services de l’État représentés par la DREAL, un aménagement de production hydroélectrique d’une puissance de 85 kW.

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 24 mars 2014 et le 8 avril 2016 au tribunal administratif de Marseille, la Fédération des Hautes Alpes pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique a fait annuler, le 17 octobre 2016, l’arrêté préfectoral de 2013, avec pour conséquence l’arrêt du groupe de production.

EDSB a alors réalisé une nouvelle étude sur les impacts liés au report d’une partie du débit réservé 110 m à l’aval et sur le futur tronçon court-circuité en lui-même. Les conclusions de cette étude, ont montré qu’il s’agit d’un tronçon atypique sans aucune montaison ou dévalaison possible, et ce, quel que soit le niveau du débit réservé.

Un nouvel arrêté a ainsi été pris par la préfecture des Hautes-Alpes le 24 avril 2018, autorisant le redémarrage du groupe de production, qui, rappelons-le, produit environ 700 000 kWh par an (et donc l’équivalent de la consommation d’environ 150 foyers), permettant ainsi de minimiser les pertes dues à la diminution du débit turbiné au niveau de l’usine principale de Pont Baldy. Ce redémarrage a eu lieu dès le 24 avril 2018.

 

 

Les évolutions normatives du secteur de l'électricité (avril 2018)

Le Code de l'énergie adopté, mais certaines dispositions figurent aussi dans le code de l'énergie…
Le Code de l'énergie adopté, mais certaines dispositions figurent
aussi dans le code de l'environnement…

Le secteur de l'électricité est soumis à une intempérance normative. Ce phénomène est nourri par le mouvement de libéralisation et par la sophistication des enjeux. Les textes normatifs sont de plus en plus nombreux, de plus en plus longs et complexes et leur mise en œuvre est souvent chaotique. Les entreprises pâtissent aujourd'hui du poids généré par la prolifération des textes. Le foisonnement des textes normatifs est d'abord nourri par l'inflation législative et réglementaire. Le diagnostic est quasi clinique : « obésité normative ».

Maintes fois dénoncée depuis de nombreuses années, cette pathologie alimente un empilement de textes, qui au mieux se recoupent, souvent génèrent des revirements et parfois se contredisent engendrant une instabilité et une imprévisibilité des solutions. Régulièrement, le législateur tente de clarifier, d'alléger et de simplifier le droit et l'action administrative. Malgré tout, en 30 ans, le corpus législatif a augmenté de 35 %, la longueur moyenne du Journal Officiel est ainsi passée de 15 000 pages par an dans les années 1980 à 23 000 pages annuelles ces dernières années et la longueur des lois s'est allongée de 93 lignes en moyenne. S'en suit une masse de décrets et d'arrêtés. À la question du nombre, s'ajoute celle de la complexité des normes et des procédures. Le classement 2012-2013 du World Economic Forum (WEF) plaçait la France au 126ème rang sur 144 pays en matière de complexité administrative. Enfin, au-delà de la norme, se pose la question de sa mise en œuvre. Parfois inexistante, parfois retardée, parfois imposée au pas de charge, l'application des normes nouvelles est difficilement gérable par les entreprises.

Avec pas moins de 13 lois relatives au secteur de l'énergie depuis 2000, les acteurs de l'électricité doivent faire face à ce que l'ancien président de la Commission de régulation de l'énergie (CRE) a appelé « une complexification continue ». Ainsi, au cours de la seule année 2016, 11 ordonnances, 103 décrets, 333 arrêtés, 203 délibérations de la CRE ont été publiés. La loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte comprend pas moins de 167 renvois à des mesures d'application, 56 habilitations à légiférer par ordonnances, 104 renvois à un décret, 26 rapports d'information, sans compter les incidences sur de nombreux textes.

L'emballement de la production normative dans le secteur de l'énergie s'explique d'une part par la libéralisation engagée depuis la fin des années 90 et d'autre part par la sophistication technique du secteur.

Ainsi, en premier lieu, contrairement à une opinion répandue, la libéralisation du secteur de l'énergie ne signifie pas la disparition de la dérégulation mais une transformation qui implique une intense production de normes. À cela s'ajoute le fait que les États membres font parfois du zèle en transposant les directives européennes au-delà des obligations minimales comme l'a déploré la délégation sénatoriale aux entreprises.

En second lieu, la sophistication du secteur de l'énergie a pu alimenter la complexité comme en témoigne le quatrième paquet « Clean Energy for all Europeans » surnommé « Winter Package » qui entend traiter les nouveaux défis en matière d'électricité : développement des énergies renouvelables, réseaux intelligents, mécanisme de capacité… Ce paquet intervient alors même que le troisième voire le second ne sont pas encore « digérés » par les États membres.

Face à cette lourdeur, un point positif cependant : la lisibilité du droit de l'énergie a été réalisée avec l'adoption d'un Code de l'énergie unifié alors que le droit de l'électricité était dispersé entre 32 codes et plus de 600 textes officiels non codifiés, même si des dispositions concernant le secteur de l'énergie continuent de figurer dans le Code de l'environnement.

 

 

Sécurité électrique lors du terrassement (avril 2018)

L'agent d'EDSB marque l'emplacement des réseaux enfouis.
L'agent d'EDSB marque l'emplacement des réseaux enfouis.

Lorsqu'une entreprise ou un particulier envisage de réaliser des travaux d'électricité comprenant du terrassement, que ce soit sur le domaine public ou privé, la réalisation d'une Déclaration de projet de Travaux (DT) et d'une Déclaration d'Intention de Commencement de Travaux (DICT) est obligatoire. Ces déclarations se font auprès du guichet unique « construire sans détruire ». Cette procédure permettra de connaitre précisément la localisation des réseaux.

À EDSB un agent est dédié aux réponses des DT/DICT (400 DT/DICT pour l'année 2017) et celui-ci se déplace pour tracer l'emplacement des canalisations avant le début des travaux. Il assure également le suivi du chantier afin d'éviter le moindre accident.

Depuis le 1er janvier 2018, toute personne intervenant dans la préparation ou l'exécution de travaux à proximité des réseaux doit détenir une AIPR (Autorisation d'Intervention à Proximité des Réseaux) délivrée par son employeur. Cette règlementation vise à renforcer la sécurité du personnel et à limiter les risques de dommages sur les réseaux.

 

 

Le gestionnaire de réseau de distribution (GRD) (mars 2018)

Le transformateur HTB/HTA du poste source.
Le transformateur HTB/HTA du poste source.
Départs HTA au poste source du réseau EDSB.
Départs HTA au poste source du réseau EDSB.

Le gestionnaire de réseau de distribution (GRD) a un rôle primordial dans le bon fonctionnement des réseaux de distribution d'énergie. Il a comme mission d'assurer le développement, le fonctionnement et la maintenance du réseau de distribution électrique. Il le met ensuite à disposition des fournisseurs d'énergie moyennant rémunération, puisque l'acheminement représente environ le tiers de la facture du client final.

L'activité du GRD de EDSB est régulée et non soumise à la concurrence pour la durée de la concession. Elle doit s'adapter constamment aux nouvelles règles d'organisation du secteur électrique, régies par les directives européennes et les textes réglementaires français. Ces règles, EDSB les applique sous le contrôle de la Commission de Régulation de l'Énergie (CRE : www.cre.fr) qui veille au bon fonctionnement du GRD et qui encadre les coûts et la transparence des prix.

Gestionnaire du réseau sur les communes de Briançon et Saint Martin de Queyrières, EDSB accentue ses efforts pour améliorer la qualité de fourniture et la distribution par :

  • La mise en service du poste source « Les Sagnes » en 2017. Cette réalisation a permis de faire face au record historique de consommation atteint en février 2018 (32.8 Mégawatts).
  • Les extensions de réseaux réalisées en technique souterraine (par exemple le Chantier ZAC Cœur de Ville avec la création de postes publics de distribution).
  • Les réseaux aujourd'hui enfouis à 83% en collaboration avec les collectivités locales. Cette année l'enfouissement des réseaux continue avec la reprise des travaux au Chemin de la Tour, de Fontchristiane pour Briançon et devant l'église de Saint Martin de Queyrières.
  • La mise en place de télécommandes à distance ainsi que de détecteurs de défauts afin de faciliter les dépannages et réduire les temps de coupure.
  • L'élagage régulier des lignes HTA et BT.

Le GRD EDSB vous accompagne au quotidien et vous garantit le transport et la distribution d'énergie grâce à un réseau optimisé et sécurisé.

 

 

Hydraulique : les années se suivent mais ne se ressemblent pas…  (mars 2018)

Le barrage de Pont Baldy début mars 2018.
Le barrage de Pont Baldy début mars 2018.
Rapport à la normale du cumul de précipitations mai-novembre en Région PACA, de 1959 à 2017.

Dans toute la France, 2017 a été caractérisée par des températures élevées et un fort déficit de précipitations. Chaleur et sécheresse nous ont accompagnés, au niveau national, dès la fin du printemps. Ce phénomène a été d'autant plus marqué dans le Sud de la France et notamment en région PACA, où des records de déficits pluviométriques ont été battus un peu partout.

Le Briançonnais n'échappe pas à ce constat ! Les débits des différents cours d'eau ont subi un fort manque de précipitation estival (pas ou peu d'orages) et surtout en automne (avec “0” mm de précipitations en octobre !), alors qu'habituellement, les cours d'eau se rechargent avant l'arrivée de l'hiver… Ainsi le cumul de précipitations pour 2017 est en net recul par rapport à une année moyenne : 520 mm enregistrés sur le Briançonnais contre 680 mm en moyenne.

De ce fait, les niveaux d'eau sur la Durance et la Cerveyrette ont chuté de façon drastique entre juillet et le retour de la neige ! Ce déficit hydrique a fortement impacté nos aménagements hydrauliques. Dès le mois d'octobre les puissances en sorties des groupes de production étaient dans les mêmes valeurs qu'aux mois de janvier-février, lorsque les rivières sont à l'étiage !

Mais 2018 pourrait bien prendre une toute autre tournure !

La neige tombée durant les mois de décembre et janvier associée à un hiver rigoureux va regonfler de façon significative les débits des rivières dès le mois d'avril, et nous permettre de fabriquer beaucoup d'électricité. Si toutefois la fonte des neiges ne se produit pas trop rapidement (avec par exemple un redoux prolongé et de fortes pluies), ce qui amènerait sur nos retenues des quantités d'eau énormes, nous obligeant à les effacer*.

Ainsi est fait le métier de gestionnaire d'installations hydroélectriques : plus les quantités d'eau dont nous disposons sont régulières, plus nous produisons d'électricité.

* Effacer un ouvrage en rivière signifie qu'on le rend transparent en ouvrant les vannes pour permettre aux crues de passer comme si l'ouvrage n'existait pas. Dans le cas d'un barrage comme Pont Baldy, on parle de déverse : l'eau est " déversée " en aval dans la rivière, à travers un espace spécialement aménagé.

 

 

Record de consommation électrique à EDSB !  (mars 2018)

Le poste source des Sagnes
Le poste source des Sagnes

32 836 kilowatts le 1er mars à 1h10 du matin, c'est le record absolu de puissance appelée par les clients du gestionnaire de réseau EDSB. Les raisons de ce record sont connues et prévisibles : le froid pendant une période de vacances où les touristes sont nombreux dans notre région.

Le dernier record à 31 377 kilowatts datait du 5 février 2012 pendant la vague de froid de l'époque. À cette date, l'objectif de l'entreprise était de construire un poste source pour faire face à de telles pointes de consommation. Aujourd'hui EDSB peut se féliciter d'avoir mené à bien ce projet qui lui permet de garantir l'alimentation de ses clients lors de tels épisodes.

De plus, des projets comme la ZAC Cœur de Ville ou la réhabilitation du Fort des Têtes engendreront immanquablement pour le réseau EDSB de nouvelles sollicitations à la hausse. Les infrastructures de recharge pour les véhicules électriques (IRVE) sont destinées à se développer également et, dans un futur proche, viendront participer à la hausse de la consommation.

La sobriété énergétique doit rester un objectif pour chaque citoyen afin de limiter les appels de puissance sur le réseau, mais cette responsabilité sociétale ne doit pas cacher la nécessité, pour le gestionnaire de réseau, de garantir en permanence et quel que soient les aléas climatiques la sécurité d'alimentation de ses clients. C'est ce à quoi s'emploie EDSB.

 

 

BBE, les travaux ont repris…  (février 2018)

BBE, les travaux ont repris…
BBE, les travaux ont repris…

À la suite du jugement du Tribunal Administratif du 12 octobre 2017, aucune requête n'ayant été déposée, les travaux de la chaufferie bois de Briançon ont repris. D'ici l'automne 2018, les premiers usagers seront raccordés, et les travaux devraient se terminer courant 2019. Pour EDSB, associé du délégataire BBE (Briançon Biomasse Énergie) à hauteur de 42%, c'est l'aboutissement de 4 ans de procédures ; à l'origine, les travaux avaient été programmés début 2014, et la mise en service en 2015.

Les futurs usagers du réseau de chaleur vont bientôt recevoir un courrier de BBE qui leur fournira de plus amples informations sur les travaux et la date probable de la mise en service du réseau de chaleur. Mais d'ores et déjà, vous pouvez prendre connaissance des données principales du projet sur www.bb-energie.fr.

Bonne lecture !

 

 

Début des études hydrobiologiques sur le Fontenil (février 2018)

À partir de mars 2018, plusieurs inventaires piscicoles auront lieu dans la Durance.
À partir de mars 2018, plusieurs inventaires piscicoles auront lieu dans la Durance.

La centrale hydroélectrique du Fontenil sur la Durance a été mise en service en septembre 2014.

Conformément à l’arrêté préfectoral d’autorisation, un suivi physico-chimique, hydrobiologique et piscicole du milieu influencé par les ouvrages doit être réalisé 4 ans après la mise en service pendant 2 années consécutives. Ce suivi a pour but de contrôler l’incidence de la construction et de l’exploitation de l’aménagement, et de contrôler le bon état écologique de la Durance sur le secteur concerné.

À partir de mars 2018, et jusqu’en novembre 2019, un organisme indépendant va effectuer ce suivi.

Pour l’année 2018, le suivi comprendra :

  • deux campagnes d’analyses physico-chimiques et hydrobiologiques. Ces mesures seront effectuées au niveau de 3 stations situées :
    • sur la Clarée ;
    • sur la Durance, en aval proche de la prise d’eau ;
    • sur la Durance, en amont de la centrale du Fontenil.
  • une campagne d’inventaires piscicoles au niveau de 2 des 3 stations retenues, à savoir celles situées :
    • sur la Durance, en aval proche de la prise d’eau ;
    • sur la Durance, en amont de la centrale du Fontenil.

Pour l’année 2019, le suivi comprendra :

  • deux campagnes d’analyses physico-chimiques et hydrobiologiques. Ces mesures seront effectuées au niveau de 3 stations situées :
    • sur la Clarée, au niveau de la station RHP (Réseau Hydrobiologique Piscicole),
    • sur la Durance, en aval proche de la prise d’eau,
    • sur la Durance, en amont de la centrale du Fontenil,
  • une campagne d’inventaires piscicoles au niveau des 3 stations retenues.

À fin décembre 2019, les résultats obtenus seront analysés, comparés avec les données antérieures issues de l’étude d’impact qui a donné lieu à autorisation et commentés dans un rapport d’intervention annuel destiné à la Direction Départementale des Territoires des Hautes Alpes.

Nous sommes, certes, la doyenne des stations de sports d’hiver, mais nous sommes heureux d’être, depuis le 1er novembre 2017, la 1ère smart-station avec le projet « Smart-Montgenèvre » (application téléchargeable sur mobile depuis le 15 décembre).

 

 

Rénovation du contrôle commande de l’usine hydroélectrique de Pont Baldy (février 2018)

Depuis la construction de l’usine de Pont Baldy en 1966, une partie du système du contrôle commande n’avait jamais été modernisé. Pour certains appareils, il n’existe plus de pièce de remplacement. Le risque croissant d’une panne, synonyme de perte importante de production, une opération de rénovation complète du contrôle commande de l’usine a été réalisée de septembre à novembre 2017. Celle-ci a aussi permis d’harmoniser le matériel avec celui des autres centrales gérées ou exploitées par EDSB.

La difficulté d’une politique de maintenance est de caler dans le temps les interventions au bon moment, ni trop tôt, ni trop tard bien sûr, afin d’optimiser l’impact économique de telles actions.

On distingue plusieurs types de maintenance avec trois familles de maintenance préventive et deux familles de maintenance corrective.

Pour la partie préventive :

  • la maintenance systématique, comme son nom l’indique prévoit des remplacements périodiques indépendants de l’état du matériel et de son usure. Elle est notamment pratiquée dans l’aéronautique.
  • la maintenance conditionnelle qui va déclencher une opération sur la base d’une information fournie par une instrumentation de surveillance (capteur, détecteur, alarme …)
  • la maintenance prévisionnelle qui, sur la base d’une évolution prospective de l’état du matériel (projection de courbes, historique matériel…) va anticiper et tenter de prévoir la date propice pour éviter l’incident

Pour la partie corrective :

  • la maintenance palliative, qui va permettre de prolonger le matériel sans vraiment se mettre à l’abri de l’incident. Elle peut être associée à la maintenance préventive prévisionnelle.
  • la maintenance curative, c’est celle qui va effectivement « guérir » le matériel mais alors que l’incident est déjà survenu.

Le curatif est souvent synonyme d’échec et signifie que l’anticipation nécessaire n’a pas été prise, même si certaines entreprises préfèrent attendre la « casse » plutôt que d’investir dans des dispositifs et procédures parfois lourds à mettre en œuvre. C’est la raison pour laquelle, à EDSB, nous avons pour habitude de privilégier l’aspect prévention de la maintenance afin d’éviter tout incident sur nos ouvrages.

Ainsi à Pont Baldy, toute la partie haute tension, 5,5 kV et 20 kV (dont les cellules) a été remplacée. Deux transformateurs neuf ont été installés et un troisième a été rénové entièrement.

La partie automatisme – relayage a été remplacée par du matériel de dernière génération. Cela a permis d’automatiser notre petit groupe de production de type Pelton.

Nous avons profité de cette période de travaux pour mener à bien des opérations de maintenance sur des organes mécaniques. Des vannes, vérins, injecteurs, ont été rénovés entièrement.

Avec cette modernisation, le bon fonctionnement de l’usine hydroélectrique de Pont Baldy est désormais assuré pour plusieurs années.

 

L'ancien poste de contrôle commande.
L'ancien poste de contrôle commande.
L'ancien poste de contrôle commande.
L'ancien poste de contrôle commande.
L'ancien poste de contrôle commande en cours de démontage.
L'ancien poste de contrôle commande en cours de démontage.
Enlèvement des anciens transformateurs.
Enlèvement des anciens transformateurs.
Câblage des nouveaux équipements.
Câblage des nouveaux équipements.
Intervention sur les organes mécaniques.
Intervention sur les organes mécaniques.
Mise en place du nouveau système de contrôle-commande.
Mise en place des nouvelles cellules Haute Tension.
Les nouveaux transformateurs sont en place.
Les nouveaux transformateurs sont en place.
Le nouveau système de contrôle-commande.
Les nouvelles cellules Haute Tension.
Le nouveau système de contrôle-commande.
Le nouveau système de contrôle-commande.

 

 

EDSB organise le Challenge Curral à Montgenèvre (janvier 2018)

À l'occasion du podium et de la soirée de cloture du Challenge curral, M. Guy Hermitte, maire de Montgenèvre, s'est adressé à l'assemblée :

Marc Platon, aux côtés du maire de Montgenèvre, Guy Hermitte, souhaite la bienvenue aux coureurs et à leurs accompagnants.
Marc Platon, aux côtés du maire de Montgenèvre, Guy Hermitte, souhaite la bienvenue aux coureurs et à leurs accompagnants.

Mesdames et Messieurs,

En prenant la parole devant vous, je suis animé par un double sentiment, celui de la reconnaissance et celui de la fierté qui est la mienne de vous voir aussi nombreux à avoir choisi la station de Montgenèvre pour organiser votre Challenge Léon Curral.

Comme vous le savez, nous venons de commémorer, fin 2017, le 110ème anniversaire de la station de Montgenèvre. Montgenèvre c’est 110 ans d’innovation et de modernité.

À cette occasion, nous avons voulu témoigner de nos racines en nous fondant sur les valeurs de l’entreprise. En effet, nous avions souhaité le parrainage de la Fédération du BTP, de la Fédération du bâtiment et de l’artisanat, de l’UPE et de la Chambre de commerce. Cette anniversaire, nous l’avons voulu sous le signe du parcours entrepreneurial de Montgenèvre en mettant à l’honneur le monde de ceux qui créent, qui innovent, qui bousculent l’ordre établi au service de la société et de l’humain.

L’identification de votre challenge me conduit à observer toute l’attention qu’il faut aussi porter à l’histoire de votre entreprise. En évoquant Léon Curral, qui fût maire de Sallanches de 1947 à 1951 puis de 1959 à 1964. Il faut savoir aussi, qu’il fut Administrateur d’EDF, Président de la Fédération des remontées mécaniques, du FACE (Fond d’Amortissement des Charges d’Électrification), il fut aussi Président de la FNCCR (Fédération nationale des collectivités concédantes et régies) de 1961 à 1964, date de son décès prématuré.

C’est donc tout naturellement que la FNCCR a tenu à associer son nom à l’une des épreuves mises en compétition dans le cadre du championnat de ski institué en 1969 pour les agents des ELD.

L’épreuve prit, alors, le nom de « Challenge Curral ».

Puisque nous sommes encore en janvier, permettez-moi, en suivant, de vous adresser mes vœux les plus sincères de très bonne année 2018, et de vous souhaiter la bienvenue à Montgenèvre et dans cet auditorium Jean Gabin, à l’occasion du diner de gala de ce 48ème challenge Léon Curral.

Qu’il me soit permis de féliciter l’ensemble des concurrents et de saluer les accompagnateurs.

EDSB et Montgenèvre, ce sont des relations professionnelles de confiance. En effet, l’entreprise fournit en électricité la Régie des Remontées Mécaniques et l’ensemble des bâtiments communaux.

C’est donc tout naturellement que nous avons répondu favorablement, lorsque M. Marc Platon, Directeur Général d’EDSB, nous a sollicité pour organiser cette manifestation sur notre domaine skiable.

Compte tenu de l’histoire de la station, les événements sportifs ou culturels, nationaux et internationaux, professionnels et amateurs, font partie de l’ADN de notre destination :

  • Porte des JO de Turin de 2006 ; Compétitions Fédérales de VTT ;
  • Une offre VTT exceptionnelle ; 1000 Pattes ;
  • Ski d’Or ; Sky Race / Championnat de France 2018.

Montgenèvre, ce n’est pas seulement du ski, s’est également une diversification de l’offre touristique, dont le centre Balnéo et Spa Durancia est devenu le symbole.

La station a fait œuvre de modernisation lorsqu’elle est devenue une gare TGV desservie par un transport combiné TGV/Car, de Paris à Montgenèvre.

Nous sommes, certes, la doyenne des stations de sports d’hiver, mais nous sommes heureux d’être, depuis le 1er novembre 2017, la 1ère smart-station avec le projet « Smart-Montgenèvre » (application téléchargeable sur mobile depuis le 15 décembre).

 

 

Mise en service de la centrale de Cervières (janvier 2018)

Rappel en quelques dates du projet de construction de la centrale hydroélectrique sur la Cerveyrette à Cervières :

  • 2010 - Lancement d’une étude de faisabilité sur le torrent de la Cerveyrette par EDSB
  • 2011 - Convention de partenariat avec la commune de Cervières pour lancer le projet
  • 2013 - Dépôt d’un dossier « loi sur l’eau » complet auprès de la préfecture des Hautes Alpes
  • 2014 - Avis favorable de l’Autorité Environnementale, du commissaire enquêteur (enquête publique) et du Conseil Départemental de l’Environnement et des Risques Sanitaires et Technologiques.
  • 2015 - Arrêté Préfectoral pour exploiter le torrent de la Cerveyrette, pour une durée de 40 ans par la commune de Cervières et EDSB et création de la SAEML Énergie Développement Cervières dont les actionnaires sont la commune de Cervières à hauteur de 50,1 % et EDSB pour 49,9 %.

Après un temps consacré à l’obtention du permis de construire, de l’avis favorable de la commission des sites et à la réalisation d’un appel d’offres en conception/réalisation, le chantier de construction a débuté en mai 2016, avec une trêve hivernale de novembre à mars, pour respect de la faune aquatique. La mise en exploitation en automatique a eu lieu le 23 novembre 2017.

Cette centrale est constituée d’un barrage poids situé à 1815,95 m d’altitude, d’une hauteur de 1,95 m pour 22,5 m de long. Il est équipé d’une vanne de vidange hydraulique munie d’un orifice calibré permettant la restitution permanente d’un débit réservé, dans le lit naturel, de 150 l/s. Il permet de dériver l’eau prélevée vers un bassin dessableur et de mise en charge de 33 m de long, lui-même équipé d’une goulotte de dévalaison pour les poissons alimentée en permanence par un débit de 100 l/s.

Une conduite forcée d’un diamètre de 0,90 m pour 2500 m de long, enterrée sur l’ensemble de son linéaire, permet de dériver un débit maximum de 1860 l/s et ainsi alimenter au niveau du bâtiment usine, une turbine de type Pelton située à 1576 m d’altitude.

Le groupe d’une puissance nette de 3250 kW va permettre de produire annuellement 12 millions de kWh, soit l’équivalent de la consommation annuelle de plus de 2500 foyers.

 

Prise d'eau et dessableur.
Prise d'eau et dessableur.
Le dessableur.
Le dessableur.
Le bâtiment, côté rejet dans la Cerveyrette.
Le bâtiment, côté rejet dans la Cerveyrette.
Entrée du bâtiment.
Entrée du bâtiment.
Les équipements électriques en cours d’assemblage.
Les équipements électriques en cours d’assemblage.
L'alternateur.
L'alternateur.
La turbine, vue de dessous.
La turbine, vue de dessous.

 

2018 : Meilleurs Vœux à tous ! (janvier 2018)

Meilleurs Vœux !

 

Après la froideur d’un début d’année 2017, suivie d’une sècheresse estivale exceptionnelle entrainant un déficit d’eau important à l’automne dans nos rivières, voilà que la nature rétablit « l’équilibre » en noyant notre département sous la neige. Aussi espérons que pour 2018 dame nature se calmera et emploiera des moyens moins radicaux et plus lissés dans le temps.

C’est la période des vœux et espérer est toujours permis, même si les évolutions climatiques de notre planète ne nous incitent pas vraiment à croire en une évolution favorable.

C’est pourquoi, chaque action en 2018, qu’elle se situe dans le domaine de la production d’énergie renouvelable, de la sobriété énergétique ou simplement de l’innovation et qui concourt à préserver la planète et l’humanité, mérite d’être examinée avec attention.

L’autre vœu que je formule à l’attention de nos lecteurs, pour l’année 2018, c’est que chacun puisse trouver sa place dans ce monde en perpétuel mouvement, y vivre avec bonheur et en bonne santé.

 

Marc Platon, directeur d’EDSB